C’est un cliché qui ressemble à la marée… la Basse-Bretagne serait la Bretagne d’en bas, de Nantes à Quimper… et la Haute-Bretagne, la Bretagne d’en haut, de Roscoff à Saint-Malo…
Eh bien, c’est faux ! Haute et Basse-Bretagne n’ont rien à voir, non plus avec la hauteur des Monts d’Arrée où les plaines du Pays de Redon…
Catégorie : Matière Culturelle
Monteneuf, centre « les Landes » – vendredi 23 mai 2014 de 18h à 20h.
Mois de Mai, les premiers beaux jours, la Bretagne se prépare à accueillir les touristes. La rencontre entre tourisme et culture est parfois chargée de malentendus. En Bretagne, cette rencontre passe forcément par la fête. Fêtes folkloriques montrant un pays en costume qui n’est plus, mais aussi lieux de rencontres humaines et d’échanges plus authentiques.
Comment ces trois entrées, culture, tourisme et fête interagissent en Bretagne ?
Quelle image de la culture bretonne les fêtes véhiculent-elles ?
Est-elle satisfaisante ?
Qu’apportent ces fêtes à la culture ?
Qu’attend le public touristique au travers de ces fêtes ?
Ces fêtes sont-elles le meilleur espace de rencontre entre tourisme et culture ?
Des questions auxquelles les intervenants du 23 mai à Monteneuf tenteront de répondre :
Marie-Armelle Barbier-Le Deroff
Ethnologue, maître de conférences (e-r), chercheure associée au CRBC (Centre de recherches bretonnes et celtiques), UBO.
Principaux domaines de recherche :
– Anthropologie du corps (actions du quotidien : pratiques « corporelles », savoirs, savoir-faire et représentations)
– Anthropologie des patrimonialisations (constructions sociales, culturelles et symboliques)
– Anthropologie de la perception (impact des mises en images et en mots dans la construction du rapport à l’autre).
Responsabilités exercées : Doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines, UBO.
Co-directrice du master professionnel « Développement de projets en tourisme culturel », UBO.
Résumé de son intervention : « Fêtes, fest, festivals en Bretagne… : ces occasions de construction et d’expression d’identités collectives, ces temps et ces espaces de lien avec hier, d’ouverture sur l’autre et sur l’ailleurs seront plus particulièrement analysés en tant que laboratoires d’idées et de pratiques novatrices pouvant influencer de manière durable les dynamiques territoriales ».
Lisardo Lombardia
Originaire des Asturies (Espagne), il se passionne pour la culture et la musique asturiennes. Il est co-fondateur du Collectif Belenos, groupe d’études celtiques asturiennes, préside la fondation qui publie la revue Asturies, memoria encesa d’un país,
a créé une société une société d’édition musicale, il a mis en place un centre culturel asturien très actif. Il est membre du comité organisateur et délégué du Festival aux Asturies et est directeur général du Festival interceltique de Lorient depuis 2007.
Résumé de son intervention : « Le Festival interceltique est né il y a 44 ans de la volonté de ses fondateurs de contribuer au développement de la musique et de la culture bretonnes et des pays celtiques. Par sa fréquentation, c’est l’un des grands festivals en France, il touche un large public populaire qui aime à retrouver la parade des nations celtes. Le festival est aussi un lieu de rencontres et de créations culturelles. Il permet de découvrir de nouvelles productions à chaque édition. »
Michael Dodds
Après des études d’histoire et « Recreation & Tourism Management », Michael Dodds a débuté sa carrière au sein du cabinet L & R, à Londres, pionnier en matière de développement touristique. Passionné par la France, il a, depuis 1992, passé quinze ans à aider les sites, villes et régions touristiques français à se promouvoir. En arrivant en Bretagne en 2009, comme directeur du Comité régional du tourisme, sa lettre de mission était claire : passer d’une économie de cueillette à une stratégie de conquête, moderniser l’image de la destination Bretagne. Il a assumé un virage Web pour le tourisme breton et renforcé une éthique de service public, privilégiant la mise en avant des principes de qualité et de développement durable.
Résumé de son intervention : « Élément constitutif de l’identité régionale, la fête est perçue comme une tradition à faire vivre. C’est aussi un facteur de lien social, un outil d’animation touristique, voire un facteur d’attractivité en tant que tel (comme par exemple le festival des Vieilles Charrues ou le Festival interceltique de Lorient). Tandis que le Conseil régional joue un rôle de fédérateur des fêtes se déroulant pour la Saint-Yves, via un intitulé commun, Fête de la Bretagne, le Comité régional du tourisme engage les touristes à « vibrer en Bretagne », via la promotion de la Bretagne festive sous toutes ses formes (événements, concerts, bars, cafés-concerts, clubs…). »
Yann Port-Hellec
Yann Port-Hellec dispose d’un Mastère en développement économique local (Sup de Co Caen). Il a démarré sa carrière professionnelle au sein d’un bureau d’études en aménagement du territoire à Annemasse (74), puis a dirigé une agence de développement économique à La Mure d’Isère (38). Il est directeur du Pays touristique de l’Oust à Brocéliande depuis décembre 2000.
Résumé de son intervention : « Le Pays touristique de l’Oust à Brocéliande – aujourd’hui « Destination Brocéliande » – a développé un programme d’interprétation d’interprétation du patrimoine mettant l’habitant au cœur de la démarche touristique. Depuis quelques années, l’événementiel y est utilisé comme contributeur d’image, révélateur de l’identité touristique et culturelle du territoire, et également créateur de lien. Un exemple : la Semaine du Dragon, initiée en 2009. »
Le vendredi 18 avril dernier, quelques jours après le Carnaval de Nantes, Bécédia, l’université populaire itinérante mise en place par Bretagne Culture Diversité faisait escale à la maison de quartier de l’île de Nantes afin de se consacrer au carnaval, son histoire, sa diversité… ici et ailleurs…
Il existe une multiplicité de carnavals en France et dans le monde, aux couleurs et aux formes variables d’un défilé à un autre. Qui sont ceux qui font le carnaval ? Quels sont les enjeux liés à la transmission des savoir-faire carnavaliers ? Commet assurer l’avenir de ces pratiques festives, véritable élément de notre patrimoine culturel immatériel ? Autant de questions en attentes de réponses lors de la rencontre organisée à Nantes. Pour cela BCD/Sevenadurioù avait réuni pour l’occasion des spécialistes passionnés et acteurs du Carnaval :
Nathalie Gauthard, ethnoscénologue, maître de conférences à Nice et présidente de la Société française d’ethnoscénologie, a débuté la session en abordant la question des pratiques carnavalesques, mascarades, fêtes processionnelles… Elle a notamment défini ce que l’on entend par « carnaval », en reprenant une citation Goethe « Le carnaval est une fête populaire qui, à vrai dire, n’est pas donnée au peuple mais que le peuple se donne à lui-même. »
Blodwenn Mauffret, docteure en études théâtrales, s’est ensuite intéressée à la transmission des différents types de savoirs liés au carnaval en les distinguant en trois catégories : les « savoirs imaginaires », de l’ordre du récit, qui apportent la définition de la fête mais aussi les croyances et les mythes qui y sont liés ; on trouve ensuite les « savoir-faire » qui sont tout simplement liés aux techniques que l’on apprend et qui permettent de construire physiquement le carnaval (ex : masques, chars…) et enfin les « savoirs-corps » qui définissent les différentes émotions que l’on ressent lors de la pratique du carnaval (danse, transe…).
Après avoir posé les bases théoriques autour du carnaval, Bécédia avait invité des acteurs de ces rassemblements festifs.
Daniel Dupouet, tout d’abord, est venu avec son expérience de près de 50 années de carnavalier. Il est passé maître dans l’art de la fabrication des grosses têtes qui défilent à Nantes à la mi-carême. Il a évoqué son parcours de carnavalier, nous a présenté son savoir-faire et son engagement au sein du carnaval nantais. Il a conclu son intervention en s’interrogeant sur l’avenir, évoquant le peu d’intérêt des jeunes pour la confection des grosses têtes, leur préférance allant aux chars.
Enfin, Carole Tymen a traversé la Bretagne pour nous parler de ce qui se passe chez les « penn sardin ». Qu’est-ce que les Gras de Douarnenez ? Que s’y passe-t-il ? Comment faire face aux différents enjeux liés à la pérennité du carnaval ? Nous avons eu le plaisir de partager son expérience de carnavalière douarneniste devenue aujourd’hui organisatrice de l’événement.
La Bataille d’Auray est le sujet du nouveau dossier thématique mis en ligne sur bretania.fr.
En 1364, Jean de Montfort et Charles de Blois, les deux prétendants au trône de Bretagne, sont face à face à Auray. En pleine guerre de Cent Ans, la guerre de Succession de Bretagne fait rage depuis 23 ans. Découvrez comment cette bataille s’avèrera décisive pour l’avenir du duché….
Quelques jours après le carnaval de Nantes qui s’est déroulé les 6, 9 et 12 avril 2014, Bécédia, l’université populaire itinérante mise en place par Bretagne Culture Diversité, fera escale à Nantes le vendredi 18 avril à la maison de quartier de l’île de Nantes de 18h30 à 20h30. Le carnaval sera à la fête pour cette nouvelle séance d’échanges et de débats.
Il existe une multiplicité de carnavals en France et dans le monde, aux couleurs et aux formes qui varient d’un défilé à un autre. Mais qui sont ceux qui font le carnaval ? Quels sont les enjeux liés à la transmission des savoir-faire carnavaliers ? Comment assurer l’avenir de ces pratiques festives, véritable élément de notre patrimoine culturel immatériel ?
Autant de questions auxquelles tenteront de répondre nos intervenants :
– Nathalie Gauthard : ethnoscénologue, maître de conférences à Nice et présidente de la Société française d’ethnoscénologie, elle s’intéresse aux questions d’esthétique, aux processus identitaires et culturels contemporains et à la transmission des savoir-faire à partir de l’étude des carnavals du Brésil et de la France en passant par la Guyane.
Intervention : Présentation de l’histoire des carnavals, leur rôle, et leur fonction sociale.
– Blodwenn Mauffret, chargée de cours en Sciences de l’Information et de la Communication sur les Pratiques et médiations culturelles à l’Université Catholique de l’Ouest – Bretagne Sud, docteure en Etudes Théâtrales, thèse menée sur la relation entre l’esthétique et la subversion au sein du carnaval de Cayenne (Guyane française), membre du laboratoire SeFeA ( scènes francophones et écritures de l’altérité) de l’Université de Paris 3 – Sorbonne nouvelle.
Intervention : Réflexion sur les processus de transmission opérant au sein des carnavals. Qui transmet à qui ? Qu’est-ce qui est transmis ?
– Daniel Dupouet : Carnavalier depuis plus de 50 ans, il est passé maître dans l’art de la fabrication des grosses têtes du Carnaval.
Intervention : Il reviendra sur son parcours de carnavalier, nous présentera son savoir-faire, et s’interrogera sur la transmission de ce dernier.
– Carole Tymen : Investie dans la vie associative de Douarnenez, elle est membre du bureau du comité d’animation des Gras de Douarnenez depuis 5ans.
Intervention : Présentation des gras de Douarnenez et de son expérience de carnavalière, de sa participation en tant que membre du bureau du comité d’animation.
En partenariat avec l’Agence Culturelle Bretonne de Loire-Atlantique Morvan Lebesque.
COLLOQUE
Rennes / Saint-Cyr Coëtquidan, 14-15 mai 2014
Le colloque La Grande Guerre des Bretons, Vécu(s), Expérience(s), Mémoire(s), 1914-2014 se tiendra aux Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan à Guer, dans le Morbihan, le 14 mai 2014, et à Rennes, aux archives départementales d’Ille-et-Vilaine, le 15 mai 2014.
Ce colloque sera précédé du vernissage, le 13 mai 2014, à l’Université Rennes 2, de l’exposition 14-18: la guerre en images, et se concluera le 15 mai 2014 par une table-ronde en la salle Hubert Curien des Champs libres, à Rennes.
L’inscription au colloque La Grande Guerre des Bretons, Vécu(s), Expérience(s), Mémoire(s), 1914-2014 est obligatoire, les bulletins devant être adressés avant le 25 avril 2014 au CERHIO, à l’attention de Nathalie Blanchard.
Bretagne Culture Diversité participera à la prochaine biennale du livre d’Histoire de Pontivy du 11 au 13 avril prochains sur le thème « Histoire de fête », sujet qui fait écho à Bécédia, l’université populaire de BCD consacrée à cette thématique.
Charles Quimbert, directeur de BCD, aura le plaisir de prendre part à la table ronde (animée en breton !) du dimanche 13 avril à 15 h 00 au Palais des congrès, qui sera consacrée au Fest-Noz. BCD tiendra également un stand de promotion au sein du salon du livre. L’occasion pour l’association de présenter ses actions de promotion de la matière culturelle de Bretagne et de la diversité culturelle.
Bretania, son contenu et ses fonctionnalités seront également présentés au public.
Pour connaître l’ensemble des animations proposées lors de la biennale, rendez-vous sur le site Internet de la ville de Pontivy : http://www.pontivy.fr/index.php/biennale-2014/
Chaque mois, Bretagne Culture Diversité publiera deux dossiers thématiques sur bretania.fr. Ils vous permettront de découvrir ou mieux comprendre la Bretagne !
Ces dossiers, réalisés et illustrés grâce au concours des partenaires du Portail, sont rédigés par des professionnels reconnus. Les thèmes sont très variés : histoire, géographie, langues de Bretagne, ethnologie, littérature, patrimoine immatériel, religion, nature…
Six dossiers sont d’ores et déjà consultables :
· Les révoltes du Papier timbré
· Juillet-août 1914, l’entrée en guerre de la Bretagne
Le prochain dossier aura pour sujet la séparation de l’Église et de l’État en 1905.
Rendez-vous sur bretania.fr
Ti ar Vro Treger Goueloù accueillait la cinquième séance de Bécédia, université populaire itinérante initiée par BCD, le samedi 1er mars dernier à Cavan.
La rencontre proposait de présenter le contrôle que les divers pouvoirs (politique et religieux) ont exercé autour de la fête.
Marc Clérivet, professeur titulaire de musique traditionnelle (chant, danse ainsi que culture et formation musicale) aux conservatoires de Brest Métropole (CRD) et de Rennes (CRR), a ouvert les débats en décrivant comment l’Église n’a eu de cesse que d’exercer un contrôle moral sur les loisirs festifs, et notamment sur la pratique de la danse.
Patrick Gourlay, professeur d’histoire-géographie a ensuite évoqué les voyages présidentiels. Comment ces voyages s’organisaient en Région, ce qui était demandé aux populations locales, ce que l’État souhaitait… Pour cela, Patrick Gourlay a pris l’exemple de la venue en Bretagne du président Félix Faure en 1896.
Aujourd’hui, la dimension cérémonielle de la « fête » faiblit au profit d’un esprit festif essentiellement tourné vers la quête du plaisir individuel. C’est ce que Benoit Careil, directeur d’Adrénaline, association qui milite pour une meilleure gestion publique de la fête, a exposé à l’auditoire présent.
Pour finir, Julien Cornic, coordinateur de Ti ar Vro Treger Goueloù, a pu faire part de son expérience en narrant les difficultés que peuvent rencontrer les organisateurs de fêtes dans leurs projets : normes en vigueurs, contraintes juridiques, responsabilités importantes, législation …
De riches échanges ont suivi ces interventions entre le public et les intervenants.
La soirée s’est achevée par un fest-noz sur le plancher de la salle des fêtes. Certains participants ont pu, à cette occasion, montrer leurs talents de chanteurs !
La Région Bretagne lance un 3e appel à projets pour stimuler la naissance de projets culturels et artistiques donnant une place centrale aux 15-29 ans.
Ce troisième appel à projets lancé par la Région Bretagne dans le cadre de sa politique culturelle vise à favoriser les initiatives culturelles et artistiques impliquant des jeunes de 15 à 29 ans, en particulier ceux qui sont le plus éloignés des circuits culturels et artistiques, avec une priorité pour les territoires où l’offre culturelle est la moins dense.
Tous les acteurs intervenant dans la culture, la formation ou l’accompagnement des jeunes sont invités à y répondre en coopérant à travers des démarches impliquant au maximum les jeunes : structures d’accompagnement (acteurs de l’insertion, missions locales…), équipements culturels, associations culturelles ou d’éducation populaire, entreprises culturelles (éditeurs, libraires, producteurs de disques ou de films…), communes, lycées (pour des actions non éligibles au dispositif Karta, qui aide les projets des lycées) et organismes de formation, équipes artistiques…
À noter : les événements ponctuels déconnectés d’une action culturelle de plus long terme (fête, tremplin musical isolé) ne sont pas éligibles. De même, les projets relevant de l’activité habituelle d’une structure ne sont pas prioritaires, sauf s’ils sont l’occasion d’explorer de nouveaux territoires, domaines d’intervention, ou de nouer des partenariats inédits.
L’esprit de cette 3e édition : encourager les partenariats entre acteurs de l’insertion et opérateurs culturels et artistiques, s’inscrire dans la durée, explorer toutes les disciplines artistiques et, surtout, donner toute leur place aux jeunes !
Toutes les informations à cette adresse :
http://www.bretagne.fr/internet/jcms/prod_204859/projets-culturels-place-aux-jeunes-2014-2015