La personnification de la Mort et ses représentations ne sont pas propres à la Bretagne mais quand on parle d’Ankou, on est évidemment en pays bretonnant. C’est dans le cadre des édifices religieux qu’on la trouve. Ce sont d’une part des sculptures en granite à Noyal-Pontivy (XVe), Bulat-Pestivien (1552), Landivisiau (1585), Cléden-Poher (XVIe), Brasparts (XVIe), Lannédern (XVIe), La Martyre (1619), Ploudiry (1635) ou encore à La Roche-Maurice (1639), D’autre part, on peut voir deux Ankous en bois datés du XVIIe siècle, le premier, dans l’église de Ploumilliau et le second, au musée des Jacobins à Morlaix.
Par ailleurs, on remarque encore l’Ankou, à la fois dans les danses macabres peintes à l’intérieur des chapelles de Kermaria-an-Isquit à Plouha (1450-1460) et de Kernascleden (v. 1464), cette dernière hélas très dégradée. La chaîne de danseurs représente la société selon le rang social de chacun : empereur, cardinal, roi, duc, évêque, chevalier, marchand, paysan... Chaque humain est entraîné dans la sarabande par un squelette.
Enfin, en Haute-Bretagne où la Mort personnifiée est rarement représentée, on notera une sculpture sur les sablières du porche de l’église de Saint-Georges-de-Chesné (XVIe) et une peinture sur les lambris du porche de l’église de Saint-Hervé (XVIIe). La première est armée d’une longue flèche, la seconde drapée dans un suaire avec cette inscription en latin : nemini parco (je n’épargne personne).