Datation controversée

Auteur : Annie Bardel et Ronan Pérennec / novembre 2016

Datation controversée

Sans exposer tous les débats relatifs à la date de fondation, on peut toutefois signaler que plusieurs thèses se sont affrontées depuis le XIXe siècle. Pour certains, il était impossible de situer Guénolé dans le temps. D’autres le plaçaient au VIIIe siècle ou à la charnière entre le VIe et le VIIe siècle. La Borderie situait la fondation de Landévennec en 485, à partir d’une en s’appuyant sur une mention d’un évêque des Bretons dès 461. Une autre théorie stipulait une implantation en deux temps : d’abord un ermite seul, aux Ve-VIe siècles, puis un monastère structuré au VIIe siècle.
Ces hypothèses ont été élaborées à partir de récits hagiographiques. L’intérêt de ces textes n’est pas discutable, mais ils ont été rédigés dans un but religieux et non historique, plusieurs siècles après les faits rapportés.

Recherches archéologiques

Sur les questions concernant la date de fondation, la topographie et l’évolution du monastère à ses origines, l’archéologie a apporté des éléments nouveaux et déterminants. Les indices recueillis depuis le début des recherches constituent les seuls aspects concrets de ce dossier. Les datations obtenues se situent à la charnière entre le Ve et le VIe siècle. Elles ont été confirmées par des analyses au carbone 14 effectuées par le CDRC :

  • sur un des squelettes les plus anciens du cimetière (échantillon Ly-5783)
  • sur des charbons de bois provenant d’un sol en rapport avec l’oratoire (Ly-14128)

Ces dates s’appliquent à un cimetière déjà bien établi et démentent l’hypothèse d’une installation érémitique restreinte avant le VIIe siècle. Tout indique au contraire une implantation religieuse communautaire dès les origines.
 

Proposé par : Bretagne Culture Diversité