L’essor des guides-itinéraires

Auteur : François de Beaulieu / avril 2018

Pendant la première moitié du XIXe siècle, les visiteurs de la Bretagne utilisent la description du Finistère rédigée par Cambry en 1795, les Antiquités de la Bretagne, et les divers guides du chevalier de Fréminville, mais surtout, après 1836, le Voyage dans l’Ouest de la France (1836) de Mérimée.

L’arrivée du chemin de fer va tout changer. Les premiers guides-itinéraires véritables sont publiés en 1864 et 1865 par la librairie Hachette sous la signature de l’historien Pol Potier de Courcy, mais c’est leur reprise dans le volume « Bretagne » de l’Itinéraire général de la France publié sous la direction d’Adolphe Joanne en 1867 qui connaîtra rapidement un véritable succès et de multiples éditions. Les Guides Joanne sont d’une précision extraordinaire qui s’affine au fil des années.

Une rude concurrence entre les guides s’instaure assez rapidement. Les Guides Conty ont couvert, de 1865 à 1911, une partie de la France et de l’Europe sur le principe des voyages circulaires. Contrairement au Guide Joanne, il est illustré de nombreuses gravures et il insiste sur les conseils pratiques.

Dès la fin du XIX siècle, des éditeurs prennent acte du fait que beaucoup de touristes n’ont que faire des chapelles, des musées et des dolmens. On voit donc fleurir de nombreux guides des plages à l’image du précoce Guide du baigneur et du touriste à Saint-Malo, Saint-Servan, etc., paru en 1863. Maxime Serpeille s’adresse à un public familial moins fortuné cherchant déjà en 1895 Les petits trous pas chers, titre de la publication. Enfin, on notera la publication en 1908 d’un Guide Joanne dont le titre laisse rêveur : Bretagne - Les routes les plus fréquentées.

Proposé par : Bretagne Culture Diversité